Blabla·Décoration

Manifeste pour une maison rangée (Anne-Solange Tardy)

manifeste_pour_une_maison_rangee_01

Anne-Solange Tardy est l’une des plus anciennes blogueuses de ce que l’on appelle aujourd’hui la « blogosphère ». Etudiante, je suivais déjà son blog, Cachemire et Soie, site rempli de belles images et de textes inspirants. Je savais que parallèlement, elle écrivait des livres, mais je n’avais jamais eu la curiosité de les feuilleter. Lorsque j’ai lu son post à propos de son dernier ouvrage, Manifeste pour une maison rangée, ses propos ont immédiatement résonné en moi et je me suis empressée d’aller l’acheter.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai bien fait ! Pourtant très peu amatrice de livres de « développement personnel », j’ai très vite accroché aux idées présentes dans l’ouvrage, soutenues par une écriture fluide, simple, mais toujours percutante. Anne-Solange Tardy invite à l’introspection sans jamais jouer le rôle de coach-autoproclamée-aux-tendances-psychologisantes. On est loin des stéréotypes et des théories psy archi vulgarisées ! N’empêche que les questions qu’elle pose pourraient se retrouver dans la bouche de n’importe quel psychothérapeute, et qu’elles sont toujours justes et pertinentes. L’idée du livre n’est absolument pas de nous fournir un programme structuré du rangement de notre maison, mais plutôt de nous inviter à nous questionner sur nos besoins, nos émotions, nos valeurs, afin de comprendre comment tout cela influence nos pratiques de consommation, mais aussi de rangement.

J’avoue que cela m’a pas mal chamboulée, car je me suis rendue compte que je me construisais un cocon protecteur rempli de jolis objets, qui finissaient cependant par m’étouffer. Et en cette période de chamboulement, qui va bientôt se concrétiser par l’arrivée d’un nouveau petit bébé, la dernière chose dont j’ai besoin, c’est de me sentir à l’étroit dans mon foyer, mais aussi dans une zone de confort réduite et trop peu variée. Je suis entourée d’objets associés à des souvenirs, alors que c’est le présent et le futur qui m’intéressent. Il était donc temps que je désencombre mon quotidien, aussi bien d’un point de vue concret que psychologique.

Le livre est divisé en trois parties. Après un chapitre qui nous invite à donner du sens à notre démarche (Pourquoi veut-on simplifier notre vie ? A quels désordres souhaite-t-on mettre fin ? Quel changement intérieur vient expliquer cette envie de simplicité ?), l’auteure nous aide à faire le tri avant même d’évoquer l’étape du rangement, qui n’est finalement que la conséquence logique des deux premières étapes. Sans juger et en nous expliquant bien qu’il n’y a pas de « bon » tri, elle nous fait nous poser des questions essentielles : Quelle est la fonction de cet objet pour moi ? En ai-je réellement besoin, d’un point de vue concret et/ou affectif ? L’attachement que je lui porte m’aliène-t-il ou me soutient-il ? On se débarrasse ainsi du superflu pour se rapprocher de nos vrais besoins, en se délestant du poids du passé.

Guidée par ses mots et la bienveillance présente derrière chacune des phrases de son ouvrage, j’ai réussi à repenser mon chez-moi en quelques semaines, sans jamais être dans le « rangement-corvée ». Il n’y a pas eu de réaménagement drastique, mais tout est beaucoup plus épuré, simple. Et quand on ouvre les placards, la différence est visible : exit tous les objets « au cas où j’en aurai besoin un jour », les vêtements « pour quand je ferai une taille 36 », les petits objets de décoration achetés sur un coup de tête mais qui ne trouveront jamais leur place sur mes étagères. Et puis maintenant, quand je me flâne dans les magasins et que je vois un objet qui me plaît, je me pose systématiquement les questions suivantes :

  • « En ai-je vraiment besoin ? »
  • « A quelle émotion cet achat impulsif viendrait-il répondre ? »

Aujourd’hui, lorsque je rentre chez moi, je n’ai plus cette impression de trop-plein. Lorsque je m’assois sur mon canapé et que je regarde autour de moi, je me sens apaisée, j’ai l’impression que chaque chose est à sa place. Lorsque j’ouvre un tiroir, je peux y trouver immédiatement ce que j’y cherche. J’ai aussi la conviction que j’offre un message plus constructif à Aimi : l’important, ce n’est pas ce qu’on possède mais ce que l’on est, l’accumulation n’a aucun sens, et ce d’autant plus qu’elle est loin d’être écologique. J’ai l’esprit libéré, prêt à se centrer sur ce qui m’importe vraiment : la construction de notre belle petite famille !


« Vos objets, qu’ils soient de nature utilitaire, décorative ou sentimentale, doivent être à votre service
et vous apporter quelque chose de positif. Sinon, c’est qu’ils sont de trop, ou alors mal placés ». (page 95)


manifeste_pour_une_maison_rangee_02manifeste_pour_une_maison_rangee_03manifeste_pour_une_maison_rangee_04manifeste_pour_une_maison_rangee_05.jpgmanifeste_pour_une_maison_rangee_06manifeste_pour_une_maison_rangee_06bis.jpgnon-manifeste_pour_une_maison_rangee_07

Pour obtenir un extrait gratuit de l’ouvrage, cliquez ici.

fleur transition

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s